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NATURERECYCLAGE & OBSOLESCENCERESSOURCES NATURELLES

30 000 tonnes de sable pour construire 1 Km d’autoroute

Il faut 30 000 tonnes de sable pour construire 1Km d’autoroute.

Le sable est la troisième ressource naturelle.

Cette ressource est celle qui est la plus utilisée et échangée par l’homme après l’air et l’eau.

Au final ce sont 30 milliards de tonnes de sable qui sont consommées chaque année.

Environ 75 millions de tonnes de sable marin disparaissent ainsi de nos mers et de nos plages.

Par contre le sable n’est pas une ressource naturelle durable.

Il faut en prendre conscience.

Pourtant son utilisation se poursuit avec plus de 200 utilisations diverses dans des domaines variés.

On utilise le sable dans la construction et l’industrie ; verre, plastique, puces électroniques, fracturation hydraulique,…

On se sert aussi du sable pour la poldérisation comme à Dubaï qui s’agrandit sur la mer grâce au sable marin.

A ce jour en Floride, 9 plages sur 10 disparaissent.

Où peut bien passer tout ce sable ?

Extraction du sable en mer

Comme il faut 30 000 tonnes de sable pour construire 1 Km d’autoroute, l’homme utilise aussi le sable marin.

L’homme s’accapare en effet le sable marin qui plus accessible et gratuit au fond des océans.

Le dragage est une technique servant à extraire ce sable marin.

Cela consiste à ratisser les fonds marins avec d’énormes tuyaux d’aspiration.

Ces tuyaux aspirent tout, sable et vie marine comprise.

Vers la raréfaction

Le sable extrait dans des mines ou des carrières terrestres s’épuise. Il devient rare.

Le sable est en voie de raréfaction à force avec son exploitation par l’industrie.

On se dit qu’il reste toujours du sable dans les déserts.

Malheureusement, le sable du désert est inutile.

La raison en est simple : le sable du désert est fin et également rond sans aspérité.

Il ne s’agrège donc pas comme le sable de nos belles plages.

Le sable du désert ne peut pas servir pour confectionner le béton de nos constructions.

Le sable marin sert ainsi pour les deux tiers des constructions mondiales faites en béton.

Et il en faut 30 000 tonnes pour construire 1 Km d’autoroute.

A l’échelle mondiale, 75 % des plages disparaissent et es îles entières disparaissent aussi.

Ainsi Singapour a augmenté sa superficie de 20 % en 40 ans.

Un agrandissement de 130 km2 fait sur la mer avec 517 millions de tonnes de sable acheminé des pays voisins.

En France, ce sont 3 millions de tonnes de sable qui disparaissent de nos plages par an.

Pourtant, la France dispose d’une réglementation solide avec des études d’impact sur les demandes d’extraction.

Conséquences pour l’environnement

Ce n’est pas seulement le sable lui même qui est menacé car nos côtes le sont aussi.

De surcroît l’équilibre des écosystèmes marins est touché avec la détérioration du littoral.

Cela impacte les estuaires, les lagunes, les embouchures, les bancs de sable et également les environnements semi fermé.

L’érosion des côtes s’accélère.

Entre 75 et 90% des plages du monde reculent en raison de l’extraction du sable marin.

Cela entraîne un déficit sédimentaire.

En plus les travaux d’extraction du sable engendrent une fine pellicule qui s’étend sur au 100 km2.

Cette pellicule en surface bloque la photosynthèse des algues et des espèces qui en dépendent.

Un seul grain de sable est une colonie pour une population de 100 000 micro-organismes de plusieurs milliers d’espèces différentes.

Le fond marin comprend des milliers de micro organismes et abrite les espèces les plus minuscules.

Il est à la base de la vie de toutes les espèces sur terre.

Enjeux géopolitiques et financiers

Tous les pays ne disposent pas de ressource en quantité suffisante de sable.

Des pays doivent donc compter sur des importations.

Pour comprendre, la politique d’extension de la ville – État de Singapour a amené un conflit avec ses États voisins.

Ces derniers refusaient de détruire leur environnement pour lui fournir du sable.

Le marché du sable est l’un des plus importants à l’heure actuel avec une forte valeur ajoutée.

Logique quand on sait qu’il faut 30 000 tonnes de sable pour 1 km d’autoroute.

A titre d’exemple, Dubaï, importait du sable de l’Australie pour un montant de 5 milliards de dollars par an pour réaliser ses projets architecturaux.

Mafias du sable

Le marché du sable est tellement juteux que des mafias du sable se sont développées.

Ces mafias contournent donc les interdictions légales.

Elles fournissent ainsi du sable en grande quantité aux sociétés de construction.

Le Maroc voit comme ses plages disparaître chaque jour sur ses côtes atlantiques et méditerranéennes.

Cela se fait aux profits des bâtisseurs qui construisent les résidences touristiques et les complexes hôteliers.

Ironie de l’affaire, les touristes se retrouvent en vacances aux bords de plage sans sable.

Le Maroc va donc devoir importer du sable.

Ainsi, au Sénégal, les pilleurs de sable réussissent à extraire 40 000 tonnes de sables quotidiennement de manière illégale.

En Inde, le volume atteint 2 milliards de tonnes de sable extrait par des pilleurs de sable.

Mais ce sable de contrebande n’est jamais lavé.

Le sodium qu’il contient attaquent ensuite les constructions en béton qui se corrodent.

A chaque fois que des millions tonnes de sable sont aspirés avec des dragues dans le fond marin, c’est la vie de notre planète qui disparaît.

Cette ressource n’est pas infinie et n’est pas renouvelable.

Article : Roman Skorupski


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