Tuvalu et Vanuatu sous Submersions
Les archipels des Tuvalu et du Vanuatu attendent leurs submersions.
Et ils attendent aussi beaucoup des tergiversations des COP qui se suivent et se ressemblent en matière de climat et de biodiversité.
Et surtout au regard de toutes les bonnes intentions.
La raison en est simple : ces archipels sont en proie à la submersion marine.
D’ailleurs la Cour internationale de justice (CIJ) sera peut-être l’arbitre des COP 15 et suivantes sur le sujet.
Submersion
En effet, la CIJ sera peut-être amener à établir la responsabilité des États en établissant leurs obligations en matière climatique.
En général une submersion marine est une inondation temporaire et éventuellement épisodique d’une zone côtière.
Dans le cas de l’archipel du Vanuatu, cette submersion pourrait être totale et définitive en raison du réchauffement climatique.
Ainsi l’idée de fond serait de tirer un bilan précis de toutes les obligations relevant du droit international.
D’ailleurs le ministre des Affaires étrangères de l’archipel polynésien Tuvalu, Simon Kofe, cherche à donner une continuité à son pays avec la création d’une réplique digitale.
La submersion marine n’est plus du tout à exclure pour les 92 îles de l’archipel polynésien Tuvalu et de l’archipel du Vanuatu dans le Pacifique.
Le Tuvalu dans l’Océanie comprend en effet 9 îles et le Vanuatu dans l’océan Pacifique regroupe 83 îles.
Ironie de la situation, et alors qu’elles alertent depuis longtemps la scène internationale, les nations du Pacifique vont payer le prix fort du changement climatique.
Et ce de manière inversement proportionnel au poids qu’elles représentent dans les émissions de GES.
Tout comme Tuvalu avec ses 30 km² de terre et ses 12 000 habitants.
Les populations de ces petites îles sont les plus vulnérables face au changement climatique.
Se sauver des eaux
Par contre, Kiribati avec ses 33 atolls qui s’étendent sur une superficie de plus de 3,5 millions de km² dans le Pacifique central, possède une terre refuge.
Son président, Anote Tong, ne reste pas inactif.
Il cherche des solutions à la disparition des 730 km² de son pays avec la montée des eaux.
En effet, en 2014, les habitants de Kiribati ont acheté 22 km² de terres sur Vanua Levu, une île de l’archipel des Fidji.
Pour cela les 110 000 habitants ont déboursé 6,4 millions d’euros à l’Église anglicane pour acheter
Cette nouvelle terre se trouve quand même à quelque 2 000 km de chez eux.
C’était malheureusement sans compter avec le gouvernement qui déposséda Kiribati de ses nouvelles terres.
En effet, une fois élu, le Président Taneti Mamaau, négocia un accord étrange.
A savoir, l’acceptation que Kiribati ne rompe pas ses relations politiques et économiques avec Taiwan contre le droit de transformer en exploitation agricole les terres achetées à la République des Fidji.
Et cela en promettant de verser un loyer aux Kiribatis.
Assez bizarrement, le gouvernement chinois s’est accaparé ces terres pour y construire discrètement des bases militaires sans que l’on s’en aperçoive.
Les petits États insulaires en développement (PEID) des Caraïbes et de l’océan Indien pâtissent ainsi déjà du changement climatique.
Mais c’est aussi le cas en Europe et en Mer du Nord.
En effet, le sujet de la submersion pointe avec la Mer bordière des Wadden.
Elle se situe entre le continent et les chapelets d’îles en formation archipélagique.
D’ailleurs l’Allemagne essaye de sauver ses petites îles Halligen faites de sable et de tourbe.
De son côté, le 6° rapport des experts Climats de l’ONU (GIEC) souligne l’aggravation de la situation.
Environ un milliard de personnes sont sous la menace de la montée des eaux à l’horizon 2050 dans des zones côtières.
Article : P. du Chélas
Stonehenge et ses mégalithes
Vikings sur l’île de Gotland
Phosphate de l’île de Nauru
Réchauffement climatique et responsabilités
Conventions des Parties : COP, CMP et CMA
Gaz à effet de serre : GES
Irlande : la Chaussée des géants
Château de Rivieren à Ganshoren
Vanlife et camping-car








Après votre inscription, vérifiez dans vos spams le premier envoi de la Newsletter
Photo : Pixabay.com
Site web de partage d’images diffusées en licence libre