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Carbone et Co2 en chiffres

C’est en 1958 que le géochimiste américain Charles David Keeling débute les premières mesures de carbone et Co2 en chiffres.

Il procéda ainsi à des relevés du dioxyde de carbone (CO2) sur le volcan Mauna Loa à Hawaï.

Soit à 4170 mètres d’altitude en plein océan Pacifique.

Le ciel était bleu et il utilisa les premiers capteurs de CO2.

Son travail donna naissance à la célèbre « Keeling curve ».

Soit la courbe d’évolution des concentrations en CO2 suivie par l’Observatoire de Mauna Loa (MLO).

Ainsi on corréla l’étude des bulles d’air emprisonnées dans les calottes polaires et les mesures de l’observatoire de Mauna Loa.

On constata que la concentration était passée d’environ 280 ppm dans les années 1850 à 400 ppm en 2014.

Le Co2 du monde d’avant

Une étude de Carbon Brief (2021) évalue carbone et Co2 en chiffres.

Selon l’étude, on évalue les émissions de dioxyde de carbone (CO2) depuis l’ère industrielle à 2500 milliards de tonnes.

Ce total inclut les émissions dues à la combustion des énergies fossiles.

Mais aussi notamment celles relatives au changement d’utilisation des terres et des forêts (UTCATF).

Il faut noter de surcroît que les forêts sont des réservoirs importants de dioxyde de carbone.

En 1972, la concentration de Co2 dans l’atmosphère était de 329,1 ppm.

Alors qu’elle était de 280 ppm avant l’ère industrielle.

En 1992, elle était de 359,4 ppm et en 2017 elle atteignait 405,5 ppm.

Au final en 2022 nous en sommes à 421,5 ppm.

Mais, en fait, les émissions humaines significatives débutent dans les années 1960 et non pas en 1880.

La pente de l’augmentation de la température globale est ainsi identique de 1880 à 1960 et de 1960 à 2020.

Par contre il n’existe aucune mesure sérieuse capable d’indiquer la concentration de Co2 il y a des millions d’années.

Ainsi pour notre passé d’il y a 4 milliards d’années, les astronomes indique que le rayonnement solaire de cette époque était plus faible de 40 %.

On peut alors faire une estimation du taux de CO2 atmosphérique nécessaire pour avoir une température d’équilibre donnée.

En ce qui concerne le taux de CO2 du début de l’histoire de la Terre, on applique le rapport CO2/H2O des chondrites avec la quantité d’H20 des océans.

Ainsi on pense qu’il y avait entre 30 à 60 atmosphères de CO2 (3 000 000 à 6 000 000 de pascals) il y a 4,5 milliards d’années.

Soit 100 000 fois la quantité actuelle de CO2.

Notre monde de bientôt

Dans une étude de 2009, Nature Geoscience indiquait que les émissions mondiales de carbone et Co2 produites avec l’utilisation d’énergies fossiles avait augmenté de 29 % entre 2000 et 2008.

Par contre le point noir de l’étude faisait état d’une progression de 41 % depuis le protocole de Kyoto de 1990.

Depuis, et en 2019, les émissions de CO2 furent de 38,0 milliards de tonnes (hors UTCATF).

Et cela à cause de la combustion du charbon (39 %), du pétrole (30 %), du gaz naturel (19 %) et de l’activité industriel (12 %).

Les pays les plus producteurs de Co2 en 2019 furent la Chine (30,3 %), les États-Unis (13,4 %), l’Union européenne (7,7 %) et l’Inde (6,8 %).

Ainsi dans le monde en 2019, la moyenne des émissions de CO2 par habitant fût de de 5,0 t.

De plus le transport maritime qui achemine 80 % des marchandises dans le monde est responsable d’environ 3 % des émissions mondiales.

Cela représente 940 Mt de CO2 par an.

Nucléaire et Co2

En définitive le calcul des émissions de Co2 se réalise avec une méthode de référence.

Il s’agit de l’Analyse de Cycle de Vie ou ACV.

Cette méthode qui fait l’objet d’un consensus scientifique international s’applique à tous les secteurs dont le nucléaire (normes ISO 14040 & 44). 

Pour rappel, en ce qui concerne le nucléaire (civil), la référence dans le monde pour l’émission de CO2 c’est l’Intergovernmental Panel on Climat Change (IPCC).

Cette référence IPCC est de 12g Co2/Kwh.

Dans son rapport sur les données sur l’impact carbone de la filière nucléaire, le GIEC l’estimait en moyenne à 12g CO2/kWh au plan international.

Selon la base carbone de l’ADEME, l’énergie nucléaire en France émet en moyenne 66 g CO2/kWh sur l’ensemble de son cycle de vie.

Par contre, et selon la SFEN qui veille à l’exactitude des données relatives au secteur du nucléaire, il est en réalité inférieur : soit 6g CO2/kWh pour l’énergie nucléaire en France.

A l’ère du Pliocène, voilà 3 millions d’années, les concentrations de CO2 approchait le taux de 412 ppm.

Article : P. du Chélas



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