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Centrale nucléaire et Rejets thermiques

Une centrale nucléaire génère de la chaleur et donc des rejets thermiques. C’est évident et peu visible mais par contre cela provoque des réchauffements des eaux vives ans l’environnement.

En corollaire, la dépendance d’une centrale nucléaire à une ressource en eau abondante est plus qu’un impératif pour son fonctionnement.

D’ailleurs l’eau chaude que les centrales nucléaires rejette n’est pas sans effet sur les écosystèmes aquatiques d’eau douce.

De plus elle les dégrade, volontairement ou non.

L’augmentation de la chaleur des milieux aquatiques entraîne une prolifération d’algues.

S’en suit alors une réduction de l’oxygène disponible et une perturbation des périodes de reproduction.

Elle génère notamment une asphyxie pour certaines formes de vie aquatique.

Cela provoque une élévation de la température des eaux de rivières au delà de 28ºC.

Et donc aussi une pression sur le développement de certaines espèces,

Eau chaude

Pour mieux comprendre ce phénomène de rejets thermiques et d’eau chaude par une Centrale nucléaire, il faut avoir à l’esprit le principe de la fission nucléaire.

Un réacteur nucléaire utilise des noyaux d’uranium à la place du combustible.

La chaleur qui se dégage durant la réaction nucléaire en chaîne sert alors à produire de la vapeur d’eau.

Ensuite cette vapeur d’eau entraîne une turbine et son alternateur pour produire de l’électricité.

La sécurité thermique d’une centrale dépend ainsi de trois circuits.

Ces circuits gèrent des échanges thermiques.

Au cœur du réacteur, c’est le circuit primaire.

La vapeur produite dans les générateurs pour la turbine est prise en charge par un circuit secondaire d’eau.

Pour finir, un circuit de refroidissement se charge de l’eau froide du condenseur.

Toute cette eau est ensuite rejetée à la source avec une température plus élevée après utilisation.

Toutefois, seule l’eau du circuit primaire est radioactive.

En France, la température des rejets dans l’environnement a un seuil de 30 °C.

Par contre, les seuils pour les centrales nucléaires se décident au cas par cas.

Que ce soit pour les gaz ou les effluents liquides.

Fukushima

La catastrophe de Fukushima au Japon a démontré l’importance de l’accès à une eau abondante pour la gestion d’une centrale nucléaire.

En effet après l’accident de 2011, il a fallu déverser 350 mètres cubes d’eau sur les réacteurs pour les refroidir chaque jour.

En France, le parc des centrales nucléaires nécessite chaque année environ 19 milliards de mètres cube d’eau pour refroidir tous les réacteurs.

Ces milliards de mètres cube d’eau sont pour l’essentiel remis dans le milieu aquatique en aval.

Et ils sont à une température élevée.

A l’incidence thermique pour la nature s’ajoute aussi une pollution radioactive.

Que ce soit avec des seuils légaux ou des seuils supérieurs à la suite de fuites consécutives à des d’accidents.

En dernier lieu cette eau chaude radioactive finit toujours par rejoindre les nappes phréatiques locales.

Déséquilibre thermique

Le milieu marin est sensible aux variations de températures (article barrière de corail).

Beaucoup d’organismes marins sont poïkilothermes comme les thons.

Les variations de températures affectent leur physiologie et leur métabolisme.

En plus ces variations de la température se répercutent aussi sur la physiologie des organismes marins.

Et elles se répercutent aussi sur la distribution des espèces, leur reproduction et leur développement.

En conséquence les hausses de températures provoquent un déséquilibre de l’optimum thermique du milieu marin et fluviale.

Ainsi depuis les années 60, la température moyenne des eaux de surface augmente de 1,5°C.

Ce réchauffement marin atteint les profondeurs jusqu’à 3 000 mètres de fond.

Les conséquences de ce réchauffement est visible.

Sans compter que les courants marins varient.

Non seulement l’eau des océans est plus acides mais en plus le niveau de la mer s’élève.

Au final les aires de répartition des espèces changent.

Réglementation

La question de la ressource en eau va devenir critique au fil des périodes de sécheresses.

Cela va nécessairement impacter le fonctionnement des centrales au regard de leur possibilités de rejets.

Mais cela va surtout impacter les cours d’eau quand ils seront au plus bas de leurs niveaux.

Une révision de la réglementation des rejets ne pourra être éviter à court terme.

Pour l’instant, l’ASN ne modifie que temporairement ses prescriptions encadrant les rejets thermiques de certaines centrales nucléaires (Blayais, Bugey, Golfech, Saint-Alban et Tricastin).

Centrale Nucléaire et rejets thermiques sont à surveiller surtout avec le réchauffement climatique.

Tout comme les rejets d’eau d’ailleurs.

Le prélèvement d’eau pour un réacteur de 1000 à 1300 MW est de l’ordre de 3 m3/sec

Article : P. du Chélas



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