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CO2 : Sites de stockage

Environ 200 sites CCS (Carbon Capture and Storage) seraient en projet dans le monde pour le stockage du CO2.

Par contre, on dénombre déjà plus de 56 structures existantes et opérationnelles.

Quand le CO2 n’est pas ré-utilisé, on parle de CCS ou CSC (captage et stockage du carbone) et quand le CO2 sert à nouveau de CCUS (captage, utilisation et stockage du carbone) .

En France, TotalEnergies testa un pilote sur le site gazier de Lacq, près de Pau entre 2013 et 2015.

Les pilotes sont des petites installations captant moins de 50 000 tonnes de CO2 par an.

Plusieurs solutions de stockage existent ainsi : aquifères salins, réservoirs d’hydrocarbure à sec ou encore veines de charbon.

Les stockages dans les aquifères salins profonds permettent par ailleurs des capacités de 400 à 10 000 Gt et une répartition plus grande.

Mais cette technologie s’avère encore coûteuse.

Sinon, les spécialistes évaluent ce potentiel marché du CCS en développement à plus 90 milliards de dollars.

Greensand au Danemark

Le Danemark lance en ce mois de mars 2023 son premier projet (Greensand) avec un site de stockage de CO2 en mer du Nord à 200 km de ses côtes.

La structure est développé par Wintershall Dea (filiale de BASF) et Ineos, un groupe chimique britannique.

Il s’agit en fait d’une ancienne nappe de pétrole déjà exploitée et située près de la plate-forme pétrolière Nini West.

Cette ancienne poche de pétrole se trouve sous les fonds marins à 1,8 km de profondeur et elle est maintenant vide d’hydrocarbures.

En effet, la zone choisie par le Danemark comporte de nombreux gisements de pétrole et de gaz épuisés.

Cette structure de stockage de CO2 devrait ainsi permettre d’injecter 8 millions de tonnes de CO2 liquefié dans la poche.

L’opération commence d’ailleurs avec du CO2 Belge provenant d’une usine pharmaceutique de l’industriel chimique Ineos.

Cette usine, implantée près d’Anvers, produit de l’oxyde d’éthylène qui sert notamment pour la stérilisation du matériel médico-chirurgical.

Le site de Greensand est par contre le premier à importer du CO2 de l’étranger.

Sleipner en Norvège

Parmi les premiers sites de stockage de CO2, le site norvégien Sleipner fut la première installation CCS au monde.

Référence en la matière et pionnier de l’enfouissement du gaz carbonique, le site stocke plus de 20 millions de tonnes de CO2 depuis 1996.

Sa poche de stockage est un salin profond se trouvant à 800 m sous le fond marin.

L’exploitation de ce site est assurée par l’opérateur Equinor qui travaille en partenariat avec ExxonMobil.

Le CO2 que gère Sleipner provient du gaz naturel extrait dans le champ gazier de Sleipner.

Une conduite depuis la plateforme permet en effet d’injecter le CO2 dans l’aquifère.

Sous surveillance, notamment sismique, la poche de CO2 de Sleipner reste étanche depuis 1996.

Northern Lights en Norvège

La Norvège n’est pas en reste avec les Sites de stockage de CO2.

En effet, elle développe aussi depuis 2020 le projet Northern Lights avec sa société publique Gassnova et les pétroliers Equinor, Shell et Total.

L’idée forte du nouveau projet est d’étendre la provenance du CO2.

Ainsi Gassnova mise sur le transport par bateau du CO2 vers le terminal côtier norvégien près de Kollsnes depuis des ports comme Zeebrugge ou Dunkerque (près d’Ambleteuse).

Cette idée permettra ainsi de collecter le Co2 en plusieurs endroits en Europe et d’étendre par là même le réseau du transport du CO2.

Avec ce principe, le CO2 liquéfié est temporairement stocker sur Kollsnes d’où on le pompe ensuite pour l’injecter par pipe dans le stockage offshore.

Le stockage définitif se fait à 2500 m de profondeur.m sous les fonds marins.

Orca en Islande

Orca se veut la plus grande usine de captage de CO2 grâce à sa capacité d’extraction de 4000 tonnes de CO2 par an.

Le site sort de terre à 30 kilomètres de la capitale Reykjavik sous l’impulsion des starts-up Carbfix (filiale de Reykjavik Energy) et Climeworks (Suisse).

Sa particularité est d’être entièrement alimentée en énergies renouvelables grâce à la centrale géothermique de Hellisheidi.

Le technique se fonde sur huit grands collecteurs répartis dans quatre unités.

Ainsi, douze immenses ventilateurs se trouvant dans six sous-cellules de captage, aspirent l’air.

Ensuite, l’air passe dans des filtres éponges avec des solvants chimiques pour capter le carbone.

Une soufflerie thermique chauffe l’air à 100° C pour isoler et extraire le CO2 qu’il faut alors plonger dans l’eau.

Ce CO2 est alors ensuite injecté à 1000 mètres de profondeur (technologie Carbfix).

Avenir

La technique CCS comporte schématiquement trois étapes : captage, transport et stockage du CO2.

Par contre, la technologie n’est pas parfaite et ne peut pas correspondre à tous les cas de figure.

En plus, le CSC n’est pas exempt d’émissions lui même.

Il ne sera pas possible d’atteindre le captage de 100 % des émissions avec ce procédé dont le potentiel commercial est d’environ 70 %.

Article : Roman Skorupski

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