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COP 15 de la biodiversité

La 15° conférence des Parties (COP 15) de la Convention sur la biodiversité s’est tenue du 7 au 19 décembre 2022 à Montréal.

Le sauvetage de la nature avec un pacte mondial était entre les mains de la présidence chinoise.

Mais Xi Jinping fut personnellement absent de cette COP de la diversité biologique.

Pourtant les enjeux sont importants car cette nouvelle COP 15 devait faire émerger un nouveau cadre mondial pour stopper l’érosion de notre biodiversité d’ici à 2030. 

Mais elle devait aussi et surtout mettre tout le monde d’accord sur des objectifs à atteindre pour 2030.

Pour rappel, les 20 objectifs précédents (d’Aichi) de la COP 10 de Nagoya (Japon) et fixés ainsi pour 2020 n’ont absolument jamais été atteints.

Cette nouvelle COP 15 devait d’ailleurs se tenir initialement en octobre 2020 en Chine à Kunming.

En effet le Covid-19 obligea à en réaliser une premiere partie en visio-conférence en octobre 2021 pour en arriver à cette deuxième partie à Montréal.

Par contre et comme pour la récente COP 27, la scène internationale reste marquée par la guerre en Ukraine.

Objectifs de la COP 15

Le texte en préparation prévoit 21 points issus des 2000 autres de la réunion de travail de Nairobi (Kenya) et oriente ainsi des groupes d’objectifs :

  • mise en œuvre des décisions
  • réduction des menaces
  • utilisation durable de la biodiversité

Mais ces intentions se focalisent surtout sur les pressions trop visibles du problème de la biodiversité.

A l’inverse, aborder les causes économiques et surtout politiques reste difficile notamment en l’absence de mécanismes d’application et de révisions des engagements.

Les causes profondes restent les mêmes :

  • accords de libre-échange commerciaux (CETA par exemple)
  • compétition économique entre pays
  • doctrines économiques néo-libérales
  • échanges mondiaux de denrées
  • pêche industrielle intensive

La seule avancée semble être l’évocation de compte-rendus communs et aussi de tableaux de planification.

Planète inhabitable

Au delà des conséquences immédiates de la destruction de la biodiversité et des mécanismes naturels de la nature, une question essentielle se pose :

La planète terre sera-t-elle encore habitable par des espèces vivantes ?

Que ces espèces soient humaines ou pas d’ailleurs.

La surconsommation des ressources naturelles et l’épuisement des possibles « énergies » sont le fil rouge probable d’une chronique annoncée.

De surcroît, l’inversement de la situation tarde dans le travail des COP successives.

Mascarade financière

Pour résumer simplement la COP 15, une vingtaine d’objectifs doivent sauver les écosystèmes.

Les actions restent à l’identique comme la protecion des terres et des mers (30 %), la restauration des terres dégradées (30 %), la réduction de moitié les pesticides, etc …

Par contre, derrière ces grands principes environnementaux se déroule un spectacle financier qui frise la caricature.

En effet, tous les travaux et discussions s’axent sur une donation de 1000 milliards de dollars des États du nord au profit des États du sud.

Ainsi, le Brésil, l’Inde, l’Indonésie et les pays d’Afrique réclament aux pays du Nord des subventions financières d’au moins 100 milliards de dollars par an ou au moins 1 % du PIB mondial jusqu’en 2030.

Les défenseurs de l’environnement sont moins nombreux dans les réunions que les financiers purement intéressés par une manne financière.

L’origine de cette exigence financiere relève d’une responsabilité que les Etats du Sud veulent imputer aux États du Nord.

Certes.

Mais personne ne peut vraiment fixer la période à partir de laquelle cette responsabilité intervient dans la dégradation de l’environnement ou le réchauffement climatique.

Entre les premiers feux de chauffage, la vente du charbon et le conducteur de la première locomotive à vapeur, difficile de quantifier le surplus de CO2.

La présidence chinoise de la COP 15 propose un compromis aux négociateurs ; atteindre au moins 20 milliards de dollars d’aide annuelle des pays riches pour appliquer l’accord biodiversité.

Voilà en réalité le prix du « pacte de paix avec la nature » 

Accord Kunming-Montréal

Après la pagaille, on doit à la chine d’être parvenu à un accord à Montréal.

Cette accord dit de Kunming-Montréal, se compose de quatre objectifs et de 23 cibles à atteindre d’ici 2030.

Les 196 États signataires feront connaître leur plan d’action concret avant 2024.

Les conclusions de cette COP 15 sur la biodiversité va-t-elle encore une fois décevoir face aux enjeux ?

Article : Roman Skorupski


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