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DÉVELOPPEMENT & DURABLE, ÉNERGIES RENOUVELABLES, ÉOLIENNES & ÉNERGIES, RESSOURCES NATURELLES

Énergies renouvelables contre énergies fossiles

En cette période de transition énergétique et aussi de crise énergétique, un postulat s’impose aux décideurs : énergies renouvelables contre fossiles.

Les énergies renouvelables (EnR) résultent d’éléments naturels.

Pour faire simple, ce sont les chutes d’eau, le vent, le soleil, la chaleur de la terre, les marées et aussi la croissance des végétaux.

L’ensemble de ces ressources d’énergies (renouvelables) existe de manière infinie dans la nature et cela contrairement aux ressources fossiles.

Plus précisément, le renouvellement naturel des EnR est suffisamment rapide à l’échelle du temps humain.

Dans le cadre du réchauffement climatique, l’énergie renouvelable se fait fort de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Énergies renouvelables

Les énergies renouvelables (EnR) sont des énergies de flux contrairement aux énergies fossiles qui sont des énergies de stock (gisements).

Les fossiles sont notamment en voie de raréfaction et de disparition.

C’est le cas du pétrole, du charbon, de la lignite, du gaz de schiste et du gaz naturel.

Il en va différemment, pour l’instant, des gisements des terres rares indispensables pour notre transition énergétique.

Le mix énergétique de la France comprend ainsi actuellement 20 % d’énergie renouvelable.

L’objectif de la France pour 2030 est d’atteindre les 33 % d’énergie renouvelable de toutes natures.

La ressource des énergies renouvelables est conduite par une règle de gestion simple ;

  • d’une part la vitesse à laquelle la source est consommée
  • d’autre part la vitesse à laquelle elle se renouvelle.

Cette règle est d’ailleurs commune à tous les produits.

En 2019, la consommation d’EnR en France, estimée à 17%, provenait principalement de l’hydraulique, de l’éolien, du photovoltaïque et du bois.

Elles n’engendrent pas ou très peu de déchets ou d’émissions polluantes.

On considère d’ailleurs les énergies renouvelables comme « décarbonées ».

Pourtant, les énergies renouvelables ont une empreinte carbone au regard de la totalité de leurs cycles de vies.

Concrètement, pour une éolienne, son cycle de vie complet obtient ainsi un bilan carbone supérieur à une énergie carbonée.

Ce cycle de vie intègre sa fabrication, son transport, son installation, sa maintenance et son recyclage.

Pour comprendre, il faut savoir qu’une éolienne se fixe sur un mât en béton ou en acier.

Son rotor est fabriqué en fibres de verre ou en époxy et sa nacelle comporte des aimants ce qui nous renvoie aux métaux rares.

En effet, la fabrication des éoliennes nécessite aussi des terres rares.

Au-delà des apparences

Par contre ce n’est pas tout à fait le cas des panneaux photovoltaïques dont la première génération nécessitaient du silicium (mono ou multi cristallin) pour la fabrication.

Cet élément chimique, très abondant sur terre, ne fait pas partie du groupe des 17 métaux des terres rares.

Mais son extraction nécessite des produits chimiques et une forte consommation d’électricité.

A l’inverse, la deuxième génération des panneaux photovoltaïques requiert plutôt des métaux rares (et non des terres rares) en faible quantité.

Prendre cet exemple est intéressant pour jauger de la pertinence des choix.

En effet, pour l’instant la faible production de cette deuxième génération de panneaux photovoltaïques ampute peu le stock disponible des métaux rares.

Par contre les choses s’inverseront avec une production de masse liée à une demande exponentielle.

Le problème de la ressource reste identique avec la fabrication des smartphones (or, tantale, lithium, étain, tungstène…) et des batteries électriques.

Les ressources vont se faire rares et auront donc un impact sur les énergies dites renouvelables.

L’objectif de la France est également de ramener sa part du nucléaire à 50 % en 2035.

Pour y parvenir elle se fixe l’objectif de 33 % d’énergies renouvelables en 2030 (contre 17,2 % en 2019) avec sa nouvelle feuille de route énergie à 2028 (la PPE).

De surcroît, la guerre du despote Poutine change maintenant la donne énergétique en Europe.

Il nous faut donc choisir : gaz russe ou nucléaire ?

Article : P. du Chélas

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En termes d’énergie, un baril de pétrole (soit 1500 Kwh) équivaut à 9 tonnes de batteries lithium/ion ce qui risque de nous coûter un peu cher.


Photo : pixabay.com

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