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Épandage aérien et avions dans l’air…

Épandage aérien et avions dans l’air… pour rien…

Lors de l’épandage terrestres des pesticides, environ 70 % des produits chimiques se dispersent dans la nature. C’est à cause du matériel agricole de pulvérisation lui-même.

Curieusement, et alors que la présence de pesticides fait l’objet de contrôles dans l’eau et dans les denrées alimentaires, ce n’est pas complétement le cas dans l’air.

Les pesticides sont de plus en plus nombreux dans ce que nous respirons. Aussi bien en ville qu’à la campagne.

Pourtant on respire plus que l’on ne boive ou mange.

Avions dans le vent

L’écotoxicologie s’aggrave d’autant plus avec la vieille technique d’épandage par les voies aériennes.

Le vent n’est plus seul en cause dans la contamination de l’air.

Bien qu’interdit depuis 2009 en France, l’épandage aérien s’est poursuivit (directive européenne déclinée avec la loi Grenelle 2 dans le code rural)

C’est le cas en Champagne-Ardennes, en Aquitaine et aux Antilles grâce à des dérogations préfectorales.

Ainsi hormis la Normandie, la Bretagne et la Réunion, 22 régions et 66 départements connaissaient encore cette technique d’épandage.

Par contre l’épandage aérien ne concerne pas uniquement l’agriculture.

En effet plus de 30 départements l’utilisaient sur des forêts et des espaces boisés.

Et cela afin de chasser les chenilles processionnaires du pin.

Les surfaces traitées représentaient alors bon an mal an 50000 hectares.

Le problème de ce type d’épandage, c’est la volatilité des produits chimiques largués.

Cette volatilité est pire qu’avec le matériel agricole terrestre.

Les nuages chimiques s’élève. Mais bien que le pilote ajuste parfaitement son largage, le nuage de pesticides ne se contrôle pas.

Une technique plus expéditive

En 2014, un nouvel arrêté interdit les opérations d’épandage de pesticides par voie aérienne.

Le Conseil d’État abroge alors l’arrêté précédant autorisant les dérogations pour cause de hauteur des plantations.

Au final le progrès s’amorce réellement aujourd’hui.

L’avion et l’hélico permettent un épandage quand les végétaux sont trop hauts pour un traitement avec le matériel terrestre.

C’est aussi le cas aussi quand le relief trop accidenté présente un danger pour les tracteurs.

Avec cette opération aérienne, le traitement est 10 à 20 fois plus rapide et au moins 50 fois plus rapide qu’à la main.

On utilise surtout cette technique pour des opérations avec des fongicides et des pesticides.

Les impacts de ces épandages

Les conséquences des épandages aériens sur les milieux humains et environnementaux est bien supérieur à celle d’un épandage terrestre.

Les agriculteurs en payent le prix avec leurs santés.

La base de données Phytatmo rendue publique par Atmo France (fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa)) fait état de 40 à 90 substances actives différentes présentes dans l’air.

Un rapport de 2020 de la commission coprésidée par le sénateur Gérard Menuel et le député Didier Martin, souligne la persistance des substances actives dans l’air.

Cette commission étudiait alors les pesticides et leur impact sur la santé en France et cela dans le contexte des états généraux de l’alimentation.

Plusieurs responsables

En ce qui concerne la pollution de l’air avec les pesticides, l’agriculture n’est pas le seul acteur.

En effet, l’agriculture n’est pas la seule branche qui utilise des pesticides.

Jardiniers des espaces verts urbains et particuliers en utilisaient et les entreprises aussi.

Depuis le 1° janvier 2019, la loi Labbé (de 2017) interdit tous les produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs.

Elle interdit aussi l’achat, l’usage et la détention des pesticides chimiques de synthèse.

Cette loi l’avait déjà interdit aux collectivités territoriales et aux établissements publics pour l’entretien de leurs espaces verts.

Elle prévoit toutefois toutefois une exception pour les zones de contraintes : terrains de sport et cimetières).

Prejudices et dérogations

Dans les régions productrices de miel, les apiculteurs sont victimes drs épandages aériens incontrôlés.

Ils doivent en plus faire face à la disparition de leurs abeilles à cause des néonicotinoïdes.

Conformément aux engagements pris dans le cadre de la Conférence Environnementale, les ministres Stéphane LE FOLL, Ségolène ROYAL et Marisol TOURAINE, ont pris un arrêté mettant fin aux opérations d’épandage aérien de pesticides.

L’épandage du maïs et des bananiers s’avéraient interdit mais celui des vignes du riz pouvait continuer à bénéficier de dérogations jusqu’au 31 décembre 2015.

La seule limite est une distance de sécurité de 50 mètres à respecter (et donc impossible à respecter).

La situation juridique reste toutefois encore complexe alors que l’on écarte la notion de danger non maîtrisable.

L’arrêté de 2014 prévoyait qu’après le 31 décembre 2015 des dérogations pouvaient de nouveau s’envisager pour des motifs d’intérêt général.

Il s’agissait de cas d’apparition d’un organisme nuisible non présent sur le territoire national et présentant un danger phytosanitaire grave.

Par contre rien ne changea les possibilités de dérogations préfectorales dites « d’urgence » ne furent pas modifiées au vu d’un caractère imprévisible ou exceptionnel.

Les produits naturels alternatifs

Ainsi, dans l’Aude et de l’Hérault, un arrêté du 23 mai 2020 permit des épandages aériens jusqu’au 5 juin 2020.

Il s’agissait d’un arrêté du ministère de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé.

Le motif en était des pluies abondantes de printemps qui rendent des parties de vignobles inaccessibles

Sur le plan environnemental, seule la bouillie bordelaise fut autorisée à l’occasion de ce type d’épandage.

Et cela pour des parties aériennes des vignobles dans le cadre de la lutte contre le mildou.

Cet épisode d’épandage aérien démontre que des épandages écologiques sont réalisables.

Et cela avec des produits naturels.

Article : P. du Chélas

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Cela entraîne des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels




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