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La fin du pétrole ou pas ?

Est-ce la fin du pétrole ou pas ? Et plus précisément de la fin de l’ère du pétrole ?

En effet, le pétrole n’a pas disparu en 2022 mais la date précise de son pic est proche : entre 2025 et 2035 selon les experts des plateaux télés.

Par contre, si la fin du pétrole n’est pas immédiate, son âge d’or semble bien révolu.

Notamment avec la transition énergétique Européenne en cours et le Green Deal de l’U.E.

Annoncée depuis cinq décennies, le sujet sur la fin du pétrole refait surface mais pas uniquement en raison d’un asséchement des puits.

Depuis la révolution industrielle, la croissance mondiale résulte d’énergies abordables et facilement accessibles.

Ce sont en majeure partie des énergies d’origine fossile (85 %).

Durant 250 ans, le passage successif du bois au charbon puis au pétrole s’est opéré pour répondre à une nécessité.

Celle d’une plus grande efficience.

Pour la première fois depuis 2 siècles, un changement de combustible s’impose de manière réglementaire et cela au nom de considérations écologiques.

Une économie fondée sur le pétrole

L’énergie pétrolière et l’industrie pétrolière ont modélisé notre économie. Les industries Automobile et Aéronautique se sont développés grâce au pétrole et à sa forte capacité énergétique. La modélisation économique résulte d’une croissance continue de notre société.

L’âge de pierre n’a pas pris fin faute de pierres, l’âge du pétrole ne prendra pas fin faute de pétrole.

Par contre notre modèle économique actuelle peut prendre fin dans sa forme actuelle faute de pétrole.

La situation pétrolière

Depuis 1982, nous extrayons plus de pétrole que nous n’en découvrons. Cela peut faire croire à une fin du pétrole. Certes, mais pour analyser la fin du pétrole de notre société il ne faut pas s’arrêter à l’angle de l’offre et la demande.

Les records de prix du pétrole brut, et la barre fatidique des 100 $ le baril, ne sont pas non plus un réel indicateur de la fin du pétrole.

Par contre, le pétrole est une ressource de stock, donc limitée, et selon l’ASPO et Energy Watch Group, nous aurions déjà extrait plus de la moitié des réserves mondiales.

Bien que les estimations officielles des réserves mondiales sont surestimées d’environ 300 milliards de barils, il en reste un peu moins d’une bonne moitié. De plus la percée des pétroles de schiste compense les marchés.

L’ère du pétrole ne va donc pas se terminer immédiatement en raison du tarissement de cette source d’énergie fossile.

C’est plutôt la forte demande qui va finir par se tarir. Ce sont les causes de ce tarissement de la demande qui nous amèneront à la fin de l’ère du pétrole.

Ce n’est donc pas l’épuisement des sources de pétrole mais les conséquences environnementales de notre modèle énergétique qui vont bouleverser le monde futur.

Il s’agira quand même d’une nouvelle crise énergétique.

Changement énergétique imposé

Les risques écologiques relèvent des COP de l’accord de Paris de 2015.

Les COP en énumèrent les listes en cherchant notamment toujours des solutions.

Par contre, le travail du GIEC est remarquable tant par son objectivité que par son exactitude scientifique.

Le constat est fait  : charbon, gaz, gaz de schiste, sables bitumineux et surtout le pétrole doivent être remplacés.

Et à tout le moins dans l’immédiat permettre aussi un mix vers les énergies renouvelables.

Le réchauffement climatique avec ses objectifs zéro carbone (et ses crédits) réoriente les positions vis à vis du nucléaire et son label vert.

Et cela d’autant plus que la guerre en Ukraine oblige à trouver un substitut au gaz de l’envahisseur russe.

En matière d’environnement, la réflexion évolue aussi depuis la conférence de Rio.

La prise de conscience de l’état de la planète dans le futur devient un enjeu politique notamment pour les jeunes générations.

Les menaces climatiques inquiètent est dynamisent la volonté de parvenir à une économie décarbonée.

Ainsi nos modèles économiques s’engagent vers des économies vertes, durables et circulaires malgré l’hypocrisie du greenwashing.

Au final, la consommation de la nature par l’humanité avait un prix.

La facture arrive et il nous faudra mettre le prix de surcroît pour sauver ce qui encore peut l’être.

En 2015, les prévisions de réserves de pétrole dans le monde étaient de 1698 milliards de barils.

Ce stock est dépendant d’une baisse de rendement des meilleurs gisements et ne nous laisse d’ailleurs environ que 50 ans pour agir.

De son côté, la Chine est désormais chef de file dans les filières éolienne, nucléaire, hydroélectrique et solaire.

Dans l’immédiat le prix de l’électricité augmentera.

Article : P. du Chélas

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