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Le bruit tue en silence

Rien qu’en Europe, le bruit tue plus de 12 000 personnes par an (contre 10 000 en 2015).

Dans le silence le plus complet, la pollution sonore progresse toujours en Europe.

Un citoyen européen sur cinq est exposé à des niveaux sonores dommageables pour sa santé. Et un sur quatre souffre du bruit du trafic routier.

Ces chiffres résultent d’une étude de l’Agence européenne de l’environnement (rapport de l’AEE : Noise in Europe – 2020).

Selon cette étude, le bruit et l’exposition au bruit entraînent des AVC prématurés, des crises cardiaques, des insomnies, de l’hypertension et du stress.

Sans oublier les nuisances quotidiennes. Tous les jours, le bruit tue.

Le constat sonore

Le bruit est perceptible partout même à 11 000 mètres de profondeur au fond de l’océan.

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique en avait fait le constat dans la fosse des Mariannes (2016).

Le bruit tue toutes les espèces vivantes (pollution sonore sous – marine).

En surface, un quart de la population s’expose à un niveau de décibels trop élevé pour sa santé.

Pour faire simple, les nuisances sonores augmentent au fur et à mesure que les activités humaines s’intensifient.

On peut donc dire aussi que l’espèce humaine est bruyante.

Dans les zones urbaines fortement dense, 80 % des personnes qui y vivent sont particulièrement touchées.

Mais les zones rurales ne sont plus épargnées en raison de l’augmentation constante des besoins en mobilité.

En France, ce sont 25 millions de personnes qui sont perturbés par le bruit à des niveaux sonores variables allant de tolérable à nocif pour la santé.

En Europe, environ 125 millions de personnes souffrent de la pollution sonore provenant des transports.

Selon l’AEE, 22 millions de personnes souffrent de gêne chronique élevée et 6,5 millions de personnes souffrent de perturbations du sommeil dues au bruit.

Les causes

Il n’y a pas un bruit mais des bruits : bruits aériens, bruits de circulation, bruits des machines, bruits de voisinage, bruits des voisins, …

De même, il existe de multiples sources sans que le son soit désagréable ou pas d’ailleurs : concerts, discothèques, écouteurs, moteurs, sirènes, …

Le trafic routier reste par contre la principale source des nuisances. Mais il faut y ajouter à le transport ferroviaire et aérien.

Surtout près d’un aéroport.

Au total, la catégorie transport représente 75 % des dégâts sonores dus au bruit.

Les autres sources de nuisance sont celles du travail et des chantiers.

Et bien évidemment le fameux bruit de voisinage : 86 % des français sont incommodés chez eux par le bruit.

Certains en perdent le sommeil.

En France, le Conseil national du bruit et l’Agence de la transition écologique (Ademe) ont rédigé un rapport sur le sujet.

Ce rapport pointe notamment le prix à payer avec le bruit.

Selon l’étude le bruit et ses conséquences ont un coût de 155,7 milliards d’euros chaque année.

En comparaison, la pollution atmosphérique en France coûte chaque année environ 101 milliards d’euros.

Les conséquences du bruit

Notre organisme humain s’adapte et s’habitue au bruit.

Par contre, en terme de santé, ce réflexe physique s’accompagne de conséquences biologiques.

C’est en cela que le bruit tue en silence.

Parmi les conséquences les plus importantes, on notera :

  • l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle
  • la concentration sanguine des hormones de stress,
  • la réduction des défenses immunitaires
  • le stress oxydatif

Sans que l’on n’y pense, le bruit est plus destructeur pour notre santé que la pollution de l’air.

On l’ignore souvent mais le bruit diminue la vision nocturne et déforme la perception des couleurs.

Moins évident aussi, le bruit réduit nos défenses immunitaires.

Le bruit intense endommage aussi les cellules ciliées de notre oreille interne.

Avec un tel bruit, on risque rapidement une baisse de l’acuité auditive. Cela peut provoquer des acouphènes et des sifflements d’oreilles.

On risque aussi l’hyperacousie. Notre oreille devient hypersensible à certains sons comme comme ceux de la musique.

A partir de 80 dB (A) l’ouïe est en danger (A est une pondération de la norme CEI 61672-1 ( électroacoustique)).

Les problèmes auditifs consécutifs aux nuisances sonores sont souvent définitifs.

Chez l’enfant, le bruit entraîne des conséquences sur le développement cognitif.

Les limites à l’exposition au bruit

Une personne victime du bruit va développer des difficultés de communication et devenir agressive.

Cet impact psychologique du bruit ne résulte pas que du niveau sonore. La durée d’exposition est un facteur important.

Pour s’en préserver, il faut limiter ce temps :

  • 08h00 à 85 dB
  • 15 minutes à 100 dB
  • 5 minutes à 105 dB
  • 0 mm à 130 dB

L »Europe fixe à 65 décibels le seuil légal pour le bruit du trafic routier.

Article : P. du Chélas

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Pour l’AEE, le bruit est le deuxième facteur le plus important de morbidité environnementale en Europe après la pollution atmosphérique. Le bruit tue..




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