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L’Économie Verte est – elle une simple transition économique ?

L’Économie Verte est – elle une simple transition économique ?

La question se pose de manière aiguë actuellement au regard du réchauffement climatique.

L’économie Verte, en soit, est un modèle économique de développement durable.

Son credo est le bien-être humain qui se concilie avec la préservation de la nature.

Mais est elle une simple transition économique ou un nouveau modèle bousculant notre modèle actuel ?

Au travers de l’équité sociale, l’économie Verte fixe ainsi les limites de ses objectifs.

Toutefois ses objectifs s’inscrivent bien dans ceux des Nations Unies.

Approche de l’économie verte

L’économie verte s’articule ainsi autour de deux types d’activités ;

  • des activités classiques avec un impact moindre sur l’environnement et avec des procédés moins polluants ou moins consommateurs d’énergie
  • des éco – activités destinées à protéger l’environnement ou la gestion des ressources naturelles.

Ainsi l’économie verte repose sur la croissance.

Par contre elle ne cherche pas à modifier notre modèle économique qui se base sur les carburants fossiles et le capitalisme néolibéral.

D’ailleurs notre modèle économique fonctionne avec la centralisation étatique et les monopoles capitalistes.

De même, officiellement, les États perçoivent l’économie verte comme un moyen de lutter contre le changement climatique.

Mais quand même tout en progressant vers un développement durable.

Par contre, pur les États il s’agit bien de continuer à produire des biens et des services dans le modèle actuel. Mais en limitant au mieux la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies.

La notion française d’Économie verte s’attache plus aux éco – activités.

Ainsi la valeur ajoutée des éco – activités a représenté 1,5 % du P.I.B français en 2017.

Concept difficile à cerner

Le concept d’Économie Verte n’a pas de définition claire et précise.

En définitive ce concept renvoi à deux modèles économiques très différents ;

• D’une part un modèle dans lequel l’environnement est un facteur de production de richesses (vision adoptée par l’Organisation de Coopération et de Développement Économique par exemple)

• D’autre part un modèle dans lequel l’économie entraîne une amélioration du bien être humain et de l’équité sociale en réduisant de manière significative les risques environnementaux. Et la pénurie de ressources.

Ce deuxième modèle est la vision du Programme des Nations Unis pour le Développement par exemple.

Le programme se veut une alternative au modèle actuel résultant de la globalisation et la mondialisation.

L’économie verte propose de s’attaquer aux problèmes environnementaux grâce aux outils économiques.

Par contre en priorisant l’aspect économique, l’Économie Verte s’éloigne du développement durable.

Aussi, il est utile de rappeler, que le développement durable est lui même fondé sur trois piliers : l’environnement, l’économie et le social.

Théoriquement, concilier le bien-être matériel des individus avec les contraintes environnementales doit se faire de trois manières différents :

  • Utiliser la même quantité de ressources avec moins de pollution
  • Atteindre le même taux de croissance avec moins de ressources
  • Arriver au même degré de bien-être avec moins de croissance

Chacune des trois manières induira des gagnants et des perdants :

  • favoriser les technologies moins polluantes amènera les entreprises qui vendent les anciennes technologies à accepter une obsolescence de leurs produits et à perdre une part du marché.
  • la transition à une économie circulaire posera des questions de justice distributive
  • la distribution des avantages et des obligations sera reconfigurée dans la société.

Vers une simple transition économique

L’Économie Verte, celle portée par les États aujourd’hui, s’apparente plus à une transition économique respectueuse des enjeux environnementaux qu’à une nouvelle économie réellement émergente et circulaire.

L’impact des activités humaines sur l’environnement résulte de trois facteurs : la population, l’abondance et la technologie.

En voulant privilégier les énergies renouvelables, limiter l’utilisation de produits chimiques et recycler, l’économie circulaire relève donc principalement du facteur technologie.

Quand bien même le facteur abondance (la consommation) prend de l’importance avec des modèles de consommation renouvelée (e-commerce par exemple).

Dans ce contexte, L’Économie Verte pourrait se révéler être une nouvelle tentative de récupérer les taux de rentabilité qui furent fortement affectés par la crise financière de 2008.

A titre d’exemple, selon les Nations unies, l’investissement nécessaire pour assurer la transition énergétique serait de l’ordre de 35 mille milliards de dollars d’ici à 2050.

Cela représente déjà un marché potentiel pour le capitalisme actuel.

La question de la production de coton biologique au Burkina Faso.

Cela constituerait une bonne initiative à condition que le produit final soit compétitif sur les marchés internationaux.

Pour cela, il faut avant tout régler la question des subventions pratiquées par les États-Unis.

Un exemple des réformes à mettre en œuvre pour l’économie verte puisse être un concept porteur de développement durable.

Émergence d’une finance verte

La globalisation (mondialisation en Français) soit l’unification planétaire, résulte de l’essor du commerce mondial après 1945.

Il s’agissait de doper la généralisation du libre-échange qui a progressé plus vite que la production de richesses.

Cette mondialisation a surtout été une globalisation financière avec la création d’un marché planétaire des capitaux qui a permis l’explosion des fonds spéculatifs.

La mondialisation actuelle repose sur un processus d’extension progressive du capitalisme fonctionnant avec une abolition de l’espace mondial et avec des outils clairement identifiés :

  • une idéologie : le libéralisme
  • une monnaie : le dollar
  • un outil : le capitalisme
  • un système politique : la démocratie
  • une langue : l’anglais.

Mondialisation, globalisation et économie

Après un stade d’internationalisation puis de trans – nationalisation, la globalisation s’est finalisée avec la mise en place de réseaux mondiaux de production et d’information (notamment les NTIC).

Au sortir de son essor, la globalisation procède de trois techniques :

  • une révolution des transports et des moyens de communication,
  • le rôle stratégique des innovations,
  • un rôle essentiel des acteurs privés et des États qui sont les seuls à réguler avec des normes.

C’est dans ce contexte économique mondial que l’économie verte se déploie.

De facto, une nouvelle tendance financière se dessine avec notamment les Green bonds (littéralement obligations vertes aussi nommées obligations environnementales).

La raison et le mécanisme sont simples : en créant et en inventant un nouveau marché (Vert), le capitalisme engendre un nouveau marché et passe par l’invention d’une nouvelle demande. La nouvelle demande sera celle des « services environnementaux » moralement vertueux.

Le danger, c’est qu’après avoir privatisé et marchandisé le bois, on va faire de même avec les fonctions et les rôles remplis par les forêts.

L’Économie Verte est – elle une simple transition économique ?

Article : P. du Chélas

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Il s’agit donc d’un nouveau type de marchandisation et de privatisation qui va affecter les processus des écosystèmes



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