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Avec l’invasion de l’Ukraine par la russie, le choc ne fût pas pétrolier mais gazier. Ce nouveau conflit d’intensité pose le dilemme entre pétrole en Europe et Ukraine en guerre.

On découvrait alors que l’UE dépendait pour près de 40% du gaz russe pour ses besoins : 140 milliards de m3 en 2021.

Notre premier article du 3 octobre 2021 (mis à jour en 2022) alertait déjà sur le danger de la situation (Gaz russe, carbone et mensonges).

Nous pointions aussi du doigt le piège de Stream 2 et de la position allemande sur les énergies renouvelables..

Après plus de 100 jours de guerre et de massacres russes, l’UE se réveillait avec un mal de crâne en raison des vapeurs du pétrole.

Dans le même temps on se demandait aussi si le pétrole allait disparaître.

Positions fermes

Mde Van Leyen connaît le sens de l’histoire.

Elle n’hésita pas ainsi à acheter des armes pour l’Ukraine au nom de l’Europe.

Grâce à cet acte, l’Europe savait quel était son camp.

Le train des sanctions mis route, l’étau économique semblait se resserrer sur la russie.

Mais les volontés politiques divergeaient quand même.

Alors que l’Allemagne et la France semblaient à la traîne par rapport au premier ministre anglais, la Hongrie s’éloignait clairement des valeurs de l’UE.

Par contre en matière de gaz et de pétrole, les marchés semblent de plus en plus étranges avec leurs règles économiques.

Les acheteurs du pétrole russe doivent s’adresser à de nouveaux fournisseurs comme l’Inde et la Chine.

Fin du pétrole et du gaz russe

Au final, peu de journalistes comprennent vraiment si le gaz russe c’est fini ou pas tout comme le pétrole.

Après la décision européenne de ne plus acheter de gaz au dictateur Poutine, on ne sait plus si on paye en roubles ou pas (roublard d’ailleurs comme principe).

Ainsi, l’Europe aurait tout de même abondé pour prés de 17 milliards d’euros d’achats de gaz et de pétrole russes la première année du conflit.

Pour être plus précis, ces achats représentaient 5,77 milliards d’euros pour le pétrole (brut et raffiné), 10,6 milliards d’euros pour le gaz et 438 millions d’euros pour le charbon.

Selon l’ONG Center for Research on Energy and Clean Air (CREA), à l’origine du calcul, il pourrait s’agir d’une estimation basse.

Inutile d’ailleurs de chercher à établir une exactitude de ces chiffres.

L’information de l’ONG met plutôt le doigt sur un point important : que faire pour se passer du pétrole et du gaz russe.

Et le peut – on vraiment dans l’immédiat ?

Séisme énergétique en Finlande

Une conférence fera probablement date dans la prochaine décennie.

Il s’agit de la conférence de Joensuu, ville de Finlande, où la Ligue Verte s’est réunie en 2022 comme tous les ans.

Depuis cette conférence, une nouvelle rédaction du manifeste de ce parti Finlandais considère le nucléaire comme une énergie durable.

Ainsi la Ligue verte s’engage pour modifier la législation afin de lancer la construction de petits réacteurs nucléaires (micro-centrales).

Le pragmatisme Finlandais est à prendre en considération.

D’une part, c’est un pays qui refuse de payer le gaz russe en rouble.

Et c’est un pays qui voulait intégrer L’OTAN pour faire face à l’hégémonie russe.

Chose faîte depuis.

D’autre part, les finlandais font le choix clair de ne plus vouloir dénucléariser mais d’agir pour décarboner leurs activités.

La course contre la montre est donc largement commencée.

Les finlandais savent déjà qu’avec le nucléaire ils ne dépendront plus du charbon et du pétrole russe.

Et donc de toutes importations d’énergies fossiles.

Marché pétrolier complexe

Les États-Unis et le Royaume-Uni font part de leur côté de la mise en place d’un embargo sur les hydrocarbures russes.

A l’inverse, de leur côté, les Européens très dépendants des ressources russes n’envisagent pas de sanctionner plus fortement ce secteur d’activité.

Pendant ce temps politique, les marchés économiques n’aiment pas le vide et se restructurent.

C’est le cas en Inde, pays qui rachète à bas prix le pétrole russe pour le revendre à l’UE à prix fort et très fort.

L’astuce de l’Inde est de procéder au raffinage du pétrole russe ce qui lui évite toute sanction lors de la revente.

Pragmatisme indien : on fait des affaires, pas de la politique.

La russie atteint ainsi en juin 2022 les 392 milliards de roubles avec ses exportations de pétrole.

De son côté, la France qui soutient l’embargo négocie son pétrole avec les Émirats Arabes Unis.

Et cela pour ne plus être dépendante de la russie.

Tout en cherchant une alternative au pétrole.

Une dépendance en entraîne une autre, une dictature aussi.

Au final, les USA mettent fin à l’embargo contre le président Maduro.

Et ils autorisent l’exportation du pétrole de Eni et Repsol du Venezuala vers l’Europe.

Au Canada, le litre d’essence est 2,22 dollars.

Renouvellement des énergies renouvelables

Après le dogme vert contre le nucléaire et les énergies fossiles, nous voici face au mur.

Les faux choix d’antan se révèlent catastrophiques.

La mascarade du gaz arrive à sa scène finale.

Il faut maintenant développer à marche forcée les énergies renouvelables et à coup de subventions.

Mais en France, on développe plus de sujets sur la polémique au sujet de Mr Jancovici qui sensibilise inlassablement avec son Shift Project .

Curieuse posture alors que le nucléaire s’impose maintenant dans tous les pays comme seul repli.

Mais apparemment ce sujet est plus important que de se décider à opérer un choix stratégique entre éolien et solaire.

Les éoliennes subventionnées ne répondent en rien aux critères indispensables d’une énergie fiable pour une croissance économique.

Mais elles enrichissent la Chine, premier fabricant tandis que les coûts de construction augmentent.

Climat ou pas climat. Il faut choisir entre pétrole en Europe et Ukraine en guerre.

Article : Roman Skorupski


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