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Recycleries : réemploi, réutilisation et recyclage

Que recouvre le concept du recyclage, réemploi, réutilisation et recycleries ?

Les grandes phrases du greenwashing, ou non d’ailleurs, martèlent que le recyclage est un enjeu stratégique pour notre économie. 

Le recyclage possède en effet tous les atouts pour séduire dans le cadre d’une économie verte (ou bleue d’ailleurs).

En effet il participe à l’économie circulaire, il économise de la matière et il agit sur celle non renouvelable.

Le recyclage permettrait même d’éviter de produire chaque année en France 20 millions de tonnes d’équivalent C02 (ADEME).

Ainsi la filière du recyclage regroupe les activités de collecte, de traitement et de valorisation des déchets.

Mais parallèlement, il existe d’autres voies pour trouver des solutions à nos rebus avec le réemploi et la réutilisation.

Notamment avec les recycleries.

Les grandes filières existantes

En France, c’est la loi du 15 juillet 1975 qui jette les bases du recyclage et surtout qui définit le déchet.

Depuis, il existe quatre filières d’importantes économiques de recyclage ;

  • granulats
  • métaux ferreux
  • métaux non ferreux
  • papier-carton

A ces quatre grandes filières, d’autres se développent et connaissent une plus grande importance au regard de l’évolution du droit environnemental et des aspirations politiques ;

  • la filière bois
  • filière organique ;
  • filière plastique ; recycle une faible proportion des déchets plastique
  • la filière textile
  • filière verre

Problématiques des solutions

Pour valoriser un déchet en ressource exploitable, un traitement s’impose au cours du cycle de vie du déchet.

Ainsi, il faut le collecter et ensuite l’orienter vers la bonne filière.

Ce qui est simple à énoncer l’est moins à réaliser sur le terrain.

Actuellement, sept matériaux dominent dans ce domaine ; acier, aluminium, cuivre, bois, granulats, papier-carton, plastiques, textiles et verre.

Mais chaque filière n’a pas les mêmes performances.

D’une part parce que l’on ne peut pas tout récupérer.

Et d’autre part du fait qu’une quantité de produits perd de sa visibilité ; stockés dans les garages, désagrégés, perdus, incinérés ou enfouis…

Ensuite se pose le problème de la qualité car les matières recyclées sont parfois de moins bonne qualité et se retrouve donc délaissées par les filières.

Certes on recycle de plus en plus ; le taux de recyclage a bondi de 32% à 46% pour les déchets ménagers entre 2005 et 2017 (en Europe) avec un objectif de 65% en 2030.

Les bouteilles et flacons en plastique PET affichaient un taux de recyclage de 54,5 % en 2020

Mais est-ce que recycler est suffisant ? On peut également envisager de réduire la quantité.

La collecte, le tri et le recyclage des sept matériaux principaux représentent environ 10 milliards d’euros de chiffres d’affaire.

Mais au final, la question des déchets est ; que fait on avec quoi ?

Recycleries : réemploi et réutilisation

Depuis quelques années, la tendance au « vintage » redonne vie à certains objets qu’ils soient de collection ou pas.

Cette tendance est intéressante car elle s’inscrit dans la ligne du réemploi et de la réutilisation des objets quelle qu’en soit la matière ou la nature.

La distinction entre recyclage, réemploi et réutilisation tient à l’objet et son statut.

La distinction tient au passage ou non au stade de fin de vie et au statut de déchet.

Avec le réemploi, il ne s’agit pas d’un déchet car l’objet poursuit son cycle de vie.

Par contre avec la réutilisation, l’objet prend le statut de déchet avant de trouver une utilisation différente.

Avec le réemploi, l’objet poursuit son emploi et ses fonctions d’origine.

D’ailleurs cet objet n’est pas forcément usagé ; électroménager, électronique, mobilier, vêtements,

Dans cette logique de réemploi, la filière réparations trouve pleinement sa place.

Par contre avec la réutilisation l’objet peut trouver un usage autre que celui initial.

Tout comme il peut retrouver son emploi initial bien qu’il soit usagé.

Au final il retrouve son statut de produit

L’imagination trouve d’ailleurs pleinement sa place dans cette démarche et ce concept.

Ainsi une vieille voiture peut servir de poulailler (c’est une blague).

Plus sérieusement, avec la réutilisation, le secteur de la décoration défriche des pistes intéressantes pour prolonger les cycles de vie des objets.

A contrario, avec le recyclage, seule la matière première de l’objet est concernée.

Cette matière brute sert à la fabrication de nouveau objets.

La limite est donc la qualité de la matière recyclée (voir papiers-cartons).

Une recyclerie nécessite des connaissances.

Il faut savoir identifier l’objet. Mais aussi jauger son état et apprécier sa valeur.

Ces critères sont indispensables pour relancer un cycle de vie de l’objet.

En cela, une recyclerie est créatrice d’emplois et s’inscrit dans une économie circulaire.

Les métiers du réemploi devront bientôt obtenir une reconnaissance et nécessiteront une formation.

Recyclage, réemploi et réutilisation : en conclusion, le meilleur déchet est celui que l’on crée pas.

Article : P. du Chélas

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