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Sécurité énergétique et insécurité économique

Sécurité énergétique et insécurité économique sont les nouveaux enjeux sous-jacents.

En terme de sécurité énergétique, les discours sont inutiles car le constat est sans appel ; l’Allemagne dépend pour son énergie primaire à 24 % de la russie.

De plus ce pays n’est pas le seul à se retrouver dans une position de fragilité en Europe.

Ainsi toute l’Europe connaît une crise de l’énergie profonde en 2022.

Beaucoup dise que le responsable de cette crise c’est poutine avec sa guerre en Ukraine.

Mais ce raccourci relève presque de la manipulation au regard des responsabilités d’un pays pour assurer sa propre sécurité énergétique.

Influences et dogmes

A l’instar de l’émergence de l’EnergieWende en Allemagne, les pays européens sont nombreux a avoir connu un lobbying pluri-formes pour tout miser sur le gaz.

Le rôle et l’influence des ONG dans la conduite des politiques vont devoir faire l’objet d’une enquête sérieuse.

Pour la simple raison que beaucoup d’européens vont avoir froid cet hiver. Sauf s’il est doux.

Et aussi parce qu’en France, le gouvernement doit parer la crise avec les surcoûts énergétiques.

Il doit ainsi mettre en place un dispositif de compensation financière pour les universités, grandes écoles et organismes de recherche.

Le tout avec une inflation de l’ordre de 9,9 % de hausse des prix.

Ironie de l’histoire on attend de ces lieux sacralisés de la connaissance, les solutions technologiques à nos problèmes de sécurité énergétique.

Le montant du dispositif de ces surcoûts universitaires ; 100 millions pour 2022.

Le citoyen qui sera frileux cet hiver devra avoir des explications claires sur cette impasse en tant que contribuable.

C’est cela la démocratie. A fortiori.

Diagnostique et audit

Dans l’immédiat sécurité énergétique et insécurité économique inquiètent davantage l’union Européenne.

L’instance débat ainsi sur un plafonnement des prix de l’énergie et le remplissage des cuves.

Logique, il faut bien trouver une solution dans l’immédiat. Mais la solidarité européenne va sûrement se fissurer.

Par contre le débat va devoir être plus profond. Il va devoir mettre en lumière la conjoncture et les méandres de ce désastre.

En effet à travers le dogme environnemental, les éléments de langage furent peaufinés et la stratégie bien établie  ;

  • influencer les débats démocratiques
  • débats sous l’emprise de l’opinion
  • science brouiller pour l’électorat
  • discours de liberté et de gratuité pour les Énergies renouvelables

place de la science et des technologies dans les débats politiques

D’ailleurs à ce sujet, le Parlement Européen s’engage en faveur de la transparence et de l’éthique en ce qui touche les activités de lobbying.

Climat et céréales

Tout comme la crise énergétique, le réchauffement climatique est là.

Sans revenir sur les causes carbonées et les crédits carbones à vendre, la température augmente (GIEC).

Les conséquences sur la biodiversité et les écosystèmes auront des répercutions catastrophiques sur les systèmes agricoles mondiaux.

Les cultures des céréales vont ainsi pâtir du climat et pas à cause d’un excès d’eau.

Une crise alimentaire mondiale déjà sous-jacente s’amplifie.

Mais pas encore vraiment à cause du climat.

En effet, l’invasion russe empêche l’Ukraine de produire ses céréales d’une part et surtout d’exporter ses stocks d’autre part.

Pres de 20 millions de tonnes de céréales se trouvent ainsi au bord de la mer Noire dans les silos de stockage.

Les répercussions sont multiples ; désorganisation des échanges et de la consommation.

La ré orientation des types de production et l’augmentation des prix vont faire perdurer l’insécurité et l’inflation alimentaires.

Les signes de fébrilité sont bien visibles ; 21 pays imposent déjà 26 interdictions d’exportation sur des produits agricoles.

Il faut aussi relativiser pour rendre la guerre en Ukraine pleinement responsable de la crise alimentaire à venir.

En effet la hausse des prix des céréales commença en 2020 malgré des pics de production et des disponibilités suffisantes.

De plus, depuis 50 ans, la croissance démographique est inférieure à la capacité de la production alimentaire mondiale.

Les effets perceptibles du réchauffement climatique n’ayant pas encore éradiqué certaines cultures, c’est donc ailleurs que la vigilance s’impose.

Indéniablement, les coûts de l’énergie vont impacter les coûts de production mais ils n’empêchent pas celles-ci.

Certes la transition énergétique est en cours mais la transformation des structures de production n’est pas encore débuté.

Les dysfonctionnements dans le système alimentaire sont par contre plus probants.

Accès et distribution

La standardisation de la consommation alimentaire se retrouve confrontée dans les écueils de ses avantages.

Des pays mono-clients deviennent prisonniers de leurs dépendances aux marchés internationaux pour les approvisionnements.

Et les pays en développement qui réussissent à développer certaines cultures les exportent pour en tirer des revenus afin de pouvoir en importer d’autres.

Au final la consommation alimentaire est fortement dépendante des importations et quatre céréales font le tour du monde en bateau (blé, maïs, riz et soja).

Le marchés des céréales ne connaît pas la loi de l’offre et de la demande d’autant plus qu’il n’y a pas pénurie.

Les prix dépendent de quatre acteurs principaux (ADM, Bunge, Cargill et Dreyfus) qui contrôlent prés de 90 % du commerce mondial.

Nos systèmes alimentaires ne sont plus opérants. De plus ils entraînent des pertes énormes et des gaspillages alimentaires.

De même que le changement climatique impacte la production alimentaire, celle-ci détruit gravement la nature et l’environnement.

En effet la production alimentaire entraîne une perte de biodiversité et une pollution de l’air et de l’eau. Ces pollutions sont causes de mauvaises santés.

En conclusion, le prix des nouilles poursuit sa hausse. Et cela à cause du problème de sécurité énergétique et insécurité économique

Article : Roman Skorupski

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Photo : radio-canada.ca

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