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Traité de protection de la haute mer

Le traité international de protection de la haute mer va enfin protéger l’océan des menaces qui pèsent sur des écosystèmes gigantesques.

Pour comprendre sa portée, il faut savoir que la haute mer représente 60 % des océans.

Le traité vient d’être signé ce 4 mars 2023 par les États membres de l’ONU malgré la Russie, le Nicaragua et la Turquie qui y ont mis des réserves.

Quand bien même que son adoption se fera à une date ultérieure.

L’annonce en a été faite par la présidente de la conférence Mde Rena Lee au siège de l’ONU à New York.

Ce texte aura coûté cher aux contribuables car il aura fallu 15 longues années et des milliers de fonctionnaires pour le faire aboutir.

Par contre, l’avancée significative de ce texte contraignant, c’est qu’il ne peut plus être modifié.

Selon notre spécialiste Séraphin Grossel, la haute mer c’est comme la liberté.

Elle commence où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des Etats.

Après le grand pas sur la lune, ce traité est donc un grand pas pour la biodiversité marine et l’humanité.

Autre grande avancée d’ailleurs, la notion de  » patrimoine mondial de l’humanité  » est inscrite dans son préambule.

Des millions d’articles font état que les gaz à effet de serre, le réchauffement climatique détruit toute vie en mer.

De la plus microscopique à la plus immense comme le corail et les baleines.

Mais ce raccourci ne doit pas faire oublier la pollution, la surpêche et l’acidification des océans avec la chimie.

Alors que seul 1 % de la haute mer bénéfice d’une protection, ce traité international va créer des aires marines.

Notamment avec des mesures de conservation dans les eaux internationales.

Le traité détermine ainsi la gouvernance des océans mais ses dispositions feront l’objet d’une publication ultérieure.

Par contre, son axe majeur sera la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine.

Et également l’accès aux ressources marines.

L’Union européenne (UE) va d’ailleurs participer à hauteur de 40 millions d’euros pour faciliter la mise en œuvre initiale du traité.

L’une des priorités sera notamment le problème de la diminution de l’oxygène dans l’eau de mer en raison du réchauffement climatique.

On dénombre ainsi plus de 400  » zones mortes  » (245 000 km2) dans l’océan mondial soit des zones marines sous-oxygénées.

Le manque d’oxygénation de l’eau entraîne en effet une modification du milieu et bouleverse la biodiversité marine.

Articulations du traité

Le cadre international pour la gestion durable et équitable de la biodiversité en haute mer comprend 4 grands axes d’action :

  • Une reconnaissance juridique : la haute mer prend le statut de patrimoine commun de l’humanité
  • Une réglementation : son objectif est d’encadrer juridiquement l’espace de la haute mer afin de préserver, restaurer et maintenir la biodiversité
  • Un accès réservé : principe obligatoire de procéder à une étude d’impact pour toutes activités
  • Une surveillance scientifique : pour développer la connaissance scientifique des milieux marins.

Il faut aussi noter que le traité prévoit notamment un mécanisme de financement et un comité chargé du suivi de la mise en œuvre. 

Article : P. du Chélas

Aires Marines Protégées ou AMP

Zone Économique Exclusive

COP 15 de la biodiversité

Sommet du Millénaire aux huit objectifs

Convention Mondiale de la Nature de 1982

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Narvals et Licornes des mers



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