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Enfouissement des déchets radioactifs

L’enfouissement des déchets radioactifs consiste en fait à un stockage en couche géologique profonde des déchets nucléaires.

Ce type de stockage se combine aussi avec le stockage de surface.

La gestion des déchets radioactifs pose de nombreux problèmes ; que faire de ces déchets et comment les gérer sans risques.

En 2018, le volume en stock était de 1,64 million de mètres cubes de déchets radioactifs.

Sur ce volume, 557 000 sont des TFA (très faible activité).

L’enfouissement des déchets radioactif intéresse les autorités qui le considère comme la solution la plus efficace.

Cela permet d’éviter la pollution de l’air, de l’eau, des sols et des nappes phréatiques.

Situation tendue

Le centre de stockage de la Manche (CSM) à la Hague date de 1969.

Il sert à isoler les déchets à vie courte de très faible activité (TFA) et de faible et moyenne activité (FMA-VC) pendant au moins 300 ans.

Sa capacité est de 527 000 m³ et il n’accepte plus de déchets depuis 1994.

Il en contient 527 225 m³.

Deux autres centres sont opérationnels pour recevoir 90% des déchets radioactifs Français :

  • CSA : centre de stockage datant de 1992 (déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC)) dans l’Aube (Soulaines-Dhuys, Epothémont et Ville-aux-Bois)
  • CIRES : centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage de 2003 (à Morvilliers dans l’Aube) pour les déchets de très faible activité (TFA)

On stocke les déchets de «très faible activité» en surface depuis 2003 dans le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et de stockage.

On y prévoit un volume de 1,1 million de mètres cubes d’ici 2030 alors qu’il en contenait déjà 650 000 m3 fin 2019.

C’est la loi de 2006 sur la gestion durable des matières et déchets radioactifs qui définit les types de déchets.

Le stockage en couche géologique profonde est également envisagé pour gérer des déchets nucléaires.

Il servira en complément du stockage de surface dans plusieurs pays.

Ce type de stockage s’adresse surtout aux déchets de haute et moyenne radioactivité.

Pour rappel, l’immersion dans les océans fut la première solution utilisée par 14 pays, dont la France, après la Seconde Guerre Mondiale.

Vers l’enfouissement

Aujourd’hui, il n’existe pas de site d’enfouissement des déchets nucléaires en France.

En revanche, il existe des sites de stockage de surface.

La France privilégiait jusqu’à présent ce dernier type de stockage.

Le problème est la limite aujourd’hui de ce système.

L’enjeu du confinement est d’autant plus important que la durée de vie des déchets hautement radioactifs s’étend, pour certains, jusqu’à 1 million d’années.

Sur les 1,67 million de m3 de déchets radioactifs classés selon leur dangerosité, 2,8 % sont des déchets de type :

  • MA-VL – « à moyenne activité à vie longue » (outillages irradiés liés à la production ou à la maintenance)
  • HA-VL – « haute activité à vie longue » (éléments de cœur de réacteur).

Les HA et MA-VL concentrent 99,8 % de la totalité de la radioactivité. Ils seront stockés à Bure.

Un futur site

Aujourd’hui, seul un laboratoire existe (de 1993) pour tester d’ailleurs les réactions de la roche et la faisabilité de la structure.

Par contre, le futur site industriel pour l’enfouissement des déchets radioactifs sera indépendant de ce laboratoire.

Il ne s’agira donc pas d’une extension de ce dernier.

Le projet consiste ainsi à creuser des galeries à 500 mètres sous terre, dans une couche d’argile soigneusement choisie.

Ces galeries serviront notamment à stocker les déchets empaquetés dans du béton, ou du verre et de l’acier.

De surcroît le remplissage du site est prévu sur un siècle.

L’ensemble sera alors seulement comblé et scellé.

En 2009, la carte de la zone d’intérêt pour la reconnaissance approfondie (Zira) de l’ANDRA autour de Bure, faisait ainsi apparaitre les contours de Cigéo.

Le site est en définitive un complexe de 270 km de galeries.

Il possédera aussi une ventilation en surface pour l’évacuation des gaz radioactifs.

Malgré les tests de l’ANDRA, les opposants considèrent la couche d’argile choisie «trop friable» pour accueillir une telle structure pour l’enfouissement des déchets radioactifs

Imaginé dans les années 2000, il n’abrite pour le moment que le laboratoire expérimental.

Une production de matières importantes

Juridiquement, une substance radioactive est en effet une substance contenant des radio- nucléides, naturels ou artificiels et dont l’activité ou la concentration justifie un contrôle de radioprotection.

Dans le monde, il existe d’ailleurs 450 tranches de centrale nucléaire dont il faut assurer la gestion des déchets.

Comme toute activité industrielle, la production d’électricité d’origine nucléaire produit des déchets qui sont des substances radioactives de différentes natures d’ailleurs :

  • 12000 tonnes de combustible irradié produites chaque année dans le monde
  • 60000 tonnes de combustible usagé en Europe
  • 60 tonnes de déchets produites chaque année en France
  • accumulation de 1,54 million de mètres cubes de déchets radioactifs en France
  • 58,8 % de déchets issus de l’industrie électronucléaire,
  • 27 % de déchets issus des activités de recherche
  • 9 % de déchets issus de la défense nationale

Selon l’ANDRA, il y a 1 700 000 m3 de déchets radioactifs en France (2020).

Stockage des emballages

En France, c’est la loi du 28 juin 2006 qui encadre la gestion des déchets radioactifs.

Leur stockage définitif se fait en effet dans trois centres de l’Andra implantés dans la Manche et l’Aube.

En France, pour le conditionnement des 10 % de déchets les plus radioactifs, on utilise ainsi des conteneurs en acier inoxydable.

Et on les entrepose dans l’usine Orano de La Hague.

Par contre les déchets d’exploitation ou liés à la déconstruction des centrales nucléaires sont conditionnés dans des conteneurs en béton.

Ainsi ces conteneurs sont entreposés dans une installation près de la centrale nucléaire du Bugey (ICEDA).

Avec les différents traitements et leurs emballages, les déchets peuvent être stockés.

L’ensemble évite en principe tout risque de contact de leur radioactivité avec l’Homme et l’environnement.

Article : P. du Chélas

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