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Ours polaires et fonte des glaces

Coup de chaud en Arctique, avec la fonte des glaces, les Ours polaires ne trouvent plus de place.

Il ne reste en effet que deux parcelles, au nord du Groenland et le long des îles septentrionales du Canada, recouvertes de glace durant la totalité de l’année.

En trente-cinq ans, la banquise de l’Arctique a perdu 96 % de sa surface.

Cette situation est une atteinte grave à l’écosystème marin arctique.

Fin de la banquise

Selon l’observatoire du climat européen Copernicus, en janvier 2023, l’étendue de la banquise dans l’Antarctique fut la plus faible des observations pour les mois de janvier et celle de l’Arctique la troisième plus faible. 

Près d’un tiers des glaciers classés au patrimoine mondial de l’Unesco vont disparaître d’ici à 2050.

Le Groënland a perdu 197 gigatonnes de glaces de surface soit 80 millions de piscines olympiques.

Sans banquise qui est leur habitat naturel, les ours polaires meurent ainsi de faim.

Ils ne peuvent plus notamment attraper les phoques qui sont indispensables à leur alimentation.

Les quelques 25000 ours polaires se répartissent en 19 sous populations distinctes au Canada, en Alaska, en Sibérie, au Svalbard et au Groënland.

Réserve de graisse et jeûne l’été

L’ours blanc polaire est un carnivore qui vit dans les régions arctiques où la température peut descendre jusqu’à – 40°C en hiver.

Mais le froid ne fait pas peur à l’ours polaire.

En effet il est homéotherme et donc la température de son corps est constante.

Et cela quelle que soit le froid, sibérien ou pas.

Par contre, il tolère mal les températures élevées pouvant lui causer une hyperthermie (en gros, il n’aime pas bronzer).

La morphologie de l’ours blanc se prête au froid polaire : long museau, petites oreilles rondes, fourrure épaisse et couche de graisse protectrice.

Son adaptation au climat polaire se base de ce fait sur la conservation de l’énergie.

Bon chasseur et excellent nageur, il est aussi bon pêcheur avec ses griffes courbes de 5 à 7 cm.

Ses griffes lui permettent d’attraper des proies et de les sortir de l’eau.

Exclusivement carnivore (le plus grand), l’ours polaire chasse principalement les phoques.

Il chasse ainsi le phoque marbré, le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, le phoque barbu et le phoque veau marin.

L’ours polaire peut aussi s’attaquer au morses.

Sinon il se contente d’oiseaux et de charognes car il peut sentir une carcasse à plusieurs kilomètres grâce à un odorat très développé.

Un printemps froid permet à la glace de persister

Et les ours polaires peuvent donc encore chasser facilement sinon ils doivent parcourir de plus grandes distances pour repérer leurs proies.

La vie polaire au rythme d’une banquise vitale

La vie de l’ours polaire est nécessairement rythmée par la formation de la banquise en novembre et sa fonte fin juin.

Cette banquise est donc vitale pour lui car c’est l’endroit où il chasse.

Mais aussi où il se repose et se reproduit.

L’ours se nourrit l’hiver et jeûne l’été quand sa nourriture est plus rare.

Il rejoint alors les côtes jusqu’à la prochaine formation de la banquise.

La chasse

Avec le réchauffement, deux fois plus rapide en Arctique, la glace dure ainsi de moins en moins longtemps.

Donc l’ours polaire ne peut plus chasser suffisamment à l’affût, couché devant un trou par lequel les phoques viennent respirer.

La fonte prématurée de la banquise allongent les périodes de jeûne des ours polaires.

Incapables de trouver dans l’environnement une alimentation aussi riche que celle des phoques, les ours blancs quittent leurs territoires.

Ils s’aventurent alors vers les zones habitées et mangent les restes d’hamburgers dans les poubelles.

Une association locale du village de Ryrkaïpiï (en Russie) a ainsi déposé des cadavres de morses pour nourrir des ours qui s’étaient retrouvés bloqués par la faible épaisseur de la banquise.

La reproduction

La fonte de la banquise est aussi un défi pour l’espèce.

En effet les femelles qui mettent bas en automne ont du mal à chasser assez de phoques.

Et elles ne peuvent donc pas stocker normalement de la graisse et produire du lait pour nourrir les petits oursons pendant toute la période de jeûne de l’été.

Que ce soit dans l’Arctique ou dans l’Antarctique, la fonte des glaces entraîne le recul de la banquise et de la calotte glacière.

Cela provoque une détérioration de l’habitat des espèces animales vivants dans ces régions comme les baleines.

Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (U.S.G.S), la population d’ours polaires a diminué d’environ 40 % au cours de la décennie écoulée.

Article : P. du Chélas

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