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Gaz Russe en Arctique sous la glace : Arctic LNG 2

Connaissez vous la péninsule de Gydan ? C’est aussi un gigantesque réservoir de Gaz Russe en Arctique sous la glace.

Il y fait parfois – 50 °. La région se situe dans l’Arctique, au-delà du cercle polaire sur l’estuaire de la rivière Ob. Elle est est gelée de 7 à 9 mois par an.

La société Yamal LNG y exploite en effet une gigantesque usine de gaz naturel liquéfié (GNL) du nom de LNG1.

Son objectif est ainsi de mettre la main sur les réserves gazières en dessous de la glace Arctique.

Soit 4 milliards de barils équivalent pétrole.

La solution à ce projet, devant naître dans des conditions extrêmes, fut de fabriquer une usine modulaire hors de Russie.

Par contre, une fois de plus, l’Homme estime que la nature est gratuite et que les ressources sont inépuisables.

Un projet venu du froid

Yamal LNG (Открытое акционерное общество « Ямал СПГ ».), une compagnie russe de production de gaz, investit en effet à Gydan depuis 2013.

C’était aussi au départ le nom d’un projet de terminal gazier des sociétés Novatek (russe) et CNPC (chinoise).

L’idée d’exploiter du Gaz Russe en Arctique date du Forum Économique International de Saint-Pétersbourg.

Il en résulta alors une joint-venture entre TechnipFMC (50 %), JGC Corporation (25 %) et Chiyoda Corporation (25 %).

Ensuite le projet Yamal LNG se transforma en consortium de Technip et JGC Corporation dans le cadre d’un contrat avec Offshore Oil Engineering.

Ce consortium servit ainsi à l’installation des équipements d’extraction de gaz russe en Arctique.

L’investissement total sur le site approche ainsi les 27 milliards de dollars pour bâtir la plus grande usine modulaire au monde.

Au total 11000 ouvriers ont travaillé sur le permafrost du chantier à 600 km au nord du cercle polaire.

Toute les éléments de l’usine repose sur des milliers de pilotis enchâssés dans le permafrost.

Toutes les parties de l’usine arrivent sur le site de Yamal en Sibérie grâce à une flotte de 20 navires : centrale électrique, centres de contrôle, trains de liquéfaction, …).

Ainsi les refroidisseurs à ailettes de 45 m de haut (société Kelvion Thermal Solutions SAS) sont arrivés par mer jusqu’à leur emplacement final sur le site.

Le complexe du gaz russe en Arctique comprend des infrastructures de transport.

Prés du village de Sabetta, il existe maintenant un port et un aéroport (de 2700 mètres.

Ce complexe comprend aussi une base de transbordement dans le port belge de Zeebruges.

Objectifs de production

L’implantation du champ à Tambey – Sud prévoyait initialement une production 16,5 millions de tonnes par an.

En 2019, la production fut de 18,4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL).

Son exploitation relève donc d’un consortium international regroupant Novatek (50,1 %), des parts), Total (20 %), CNPC (20 %) et le fond d’investissement souverain chinois Silk Road Fund (9,9 %).

L’ingénierie (Investgeoservice et Ouralmash) a foré plus de 200 puits.

Il y a maintenant sur le site trois trains de liquéfaction avec une capacité de 5,5 millions de tonnes chacun.

Et un quatrième train, plus petit, possède lui une capacité de 0,9 millions de tonnes.

Un train correspond à une phase de développement de l’installation.

Par contre la construction de l’usine de liquéfaction relève du groupe parapétrolier français TechnipFMC.

De sont côté, Siemens fournit les équipements de la station électrique Technopromexport.

Transport du gaz

Les glaces bloquent la voie navigable par le nord vers l’Asie.

De ce fait seule la voie par le sud vers l’Europe est accessible.

La base Belge sert ainsi pour la livraison de la zone Asie-Pacifique pendant la période de gel du passage du Nord-Est.

Pour ce projet, les chantiers navals DSME (Corée du Sud) ont d’ailleurs pris commande de 15 tankers méthaniers.

Ces navires sont mis en œuvre par quatre armateurs différents : Sovcomflot (1), Mitsui OSK Lines (3), Dynagas (5) et Teekay (6).

Avec les rotations maritimes des méthaniers, 18,6 millions de tonnes de GNL et 24 cargaisons de condensats de gaz stables (1 million de tonnes) arrivent ainsi vers les marchés d’Europe et d’Asie.

En 2020, Yamal LNG a produit 18,8 millions de tonnes de GNL.

Cela représente un gain de 14 % par rapport à la capacité totale des trois trains de productions en service.

Un second projet Arctic LNG 2

Un nouveau projet de russe en Arctique, Artic LNG 2 est prévu déjà pour 2023.

Il s’agit d’un nouvel investissement de 25,5 milliards de dollars avec pour objectif 20 millions de tonnes par an dés 2026.

Cette deuxième partie d’exploitation verra la mise en œuvre de deux nouveaux trains entre 2024 et 2026.

A cette fin, trois plates-formes gravitaires (gravity-based structures) en béton seront ainsi posées dans le golfe de l’Ob.

Une fois refroidi à -163 °, le gaz liquéfié à destination de l’Asie (80 % de la production) passera par le terminal de transbordement du Kamchatka.

L’Europe sera desservie quant à elle par le terminal situé près de Mourmansk.

Le groupe français Total est aussi présent dans ce projet à hauteur de 21,6 % ce qui lui assurera une part du marché mondiale de l’ordre de 10 %.

Total possède à la fois une participation directe de 10% dans Arctic LNG 2 et une participation indirecte de 11,6 % avec les 19,4 % qu’il détient dans le capital de Novatek.

Novatek de son côté en possède 60,%, la société CNOOC, 10% et CNPC, 10 %. A cet ensemble s’ajoute le consortium Mitsui-Jogmec, Japan Arctic LNG avec 10 %.

De son côté, le gouvernement français soutient que le gaz naturel est nécessaire à la transition énergétique.

Il s’agit d’une énergie fossile qui peut permettre de réaliser la transition nécessaire pour lutter directement contre le réchauffement climatique.

Si vous souhaitez vous rendre sur place, un aéroport (normes internationales) sorti des glaces vous permettra d’arriver en Airbus ou Boeing directement à Sabetta.

Article : P. du Chélas

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