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Dicamba de Monsanto et Bayer

Vous connaissez le Dicamba de Monsanto et de Bayer ?

Il s’agit d’un herbicide sélectif obtenu à partir de l’acide benzoïque.

Il sert notamment à éradiquer les espèces de  » mauvaises  » herbes à feuilles larges.

Les producteurs de cet herbicide sont Monsanto, BASF et Corteva Agriscience

Le problème du Dicamba de Monsanto résulte directement de l’utilisation aux États-Unis de cultures génétiquement modifiées (GM) tolérant ce pesticide.

Le piège de ce pesticide est d’ailleurs la question de sa volatilité trop importante.

Outre les 10 milliards de dollars destinés à régler les milliers de plaintes américaines contre Monsanto avec le Roundup, BAYER AG provisionne également 400 millions de dollars pour régler les procès concernant cet herbicide Dicamba de Monsanto.

Premier procès du Dicamba

Tout commence en février 2020 avec un tribunal américain condamnant Bayer (et BASF) à indemniser un agriculteur du Missouri.

Ce dernier arguait en effet que le Dicamba avait détruit ses vergers de pêches.

Le jury du tribunal fédéral de Cape Girardeau (Missouri centre) donna ainsi raison au fermier.

L’agriculteur Bill Bader et son épouse Denise, affirmaient en effet que les deux groupes allemands encourageaient les cultivateurs à employer ce produit de façon inconsidérée.

Il s’était alors vu indemniser de 265 millions de dollars (244 millions d’euros).

Ce fut le premier procès aux États-Unis concernant ce pesticide.

Le Dicamba se répand facilement dans les champs et tue aussi les plantes qui ne sont pas génétiquement modifiées pour tolérer le Dicamba.

Le Dicamba tue donc surtout les plantes des champs voisins de la zone d’épandage.

Les époux BADER furent défendus par l’avocat Bill Randles, du cabinet Randles & Splittgerber.

L’avocate Angie Splittgerber, associée du cabinet, est une ancienne avocate de la défense de l’industrie du tabac.

De son côté BAYER AG argua que le Dicamba est sans danger pour les cultures.

Si on respecte ses instructions.

Le Groupe va donc faire appel de cette condamnation.

Remise en cause de l’autorisation EPA

De surcroît en juin 2020, un autre tribunal fédéral jugea que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) avait violé la loi en autorisant les herbicides au Dicamba.

La juridiction estima d’ailleurs que l’EPA avait ignoré les risques de dommages causés par le Dicamba.

Une cour d’appel a rejeté d’ailleurs l’autorisation du régulateur fédéral pour ce pesticide accusé de contaminer les terres et de dévaster les cultures.

Selon la justice, l’agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) a largement sous-estimé les risques liés au produit de Monsanto.

La justice américaine considérait ainsi que l’agence n’avait pas tenu compte d’autres risques associés au produit.

Ce jugement portait sur la décision d’homologation de l’EPA de 2018 qui expirait en décembre 2020 et sur trois formulations du pesticide Dicamba :

  • XtendiMax (et Xtend) de Monsanto
  • FeXapan de Corteva
  • Engenia de BASF

Monsanto et BASF sont en effet des entités différentes

Vers un lourd contentieux

Un point important du jugement de la Cour d’appel, c’est qu’elle-ci retient que l’utilisation du Dicamba « déchirent le tissu social des communautés agricoles ».

Cela provoque des conflits entre ceux qui pulvérisent le Dicamba et ceux qui en subissent des dommages dus à la dérive.

Les agriculteurs sont les premières victimes de ce modèle agricole destructeur et imaginé par Monsanto.

BAYER AG (qui racheta Monsanto) s’est engagé dans un accord de responsabilité civile collective.

Cet accord doit régler les contentieux liés à la dérive de son herbicide Dicamba (comme pour le Roundup).

Cet accord de BAYER AG dout régler les plaintes des agriculteurs ayant subi des pertes de récoltes et des dommages importants à cause de cette dérive.

Actuellement près de 100 autres plaintes sont en instance pour les mêmes motifs.

Bayer a déclaré est prêt à payer jusqu’à 400 millions de dollars pour résoudre le litige multi-district sur le Dicamba.

Ce litige est en cours devant la Cour de district américaine pour le district Est du Missouri

Les plaignants devront fournir la preuve des dommages causés aux rendements des cultures.

Ils devront aussi fournir la preuve que ces dommages sont dus au Dicamba afin de les recouvrer.

Bayer espère une contribution de son co-défendeur, BASF, pour ce règlement.

A l’origine, le nouveau système de culture imaginé par Monsanto et BASF devait remédier au problème des mauvaises herbes résistantes aux herbicides à base de glyphosate de Monsanto (le fameux Roundup).

La collaboration entre les deux sociétés a donc produit le Dicamba de Monsanto et Bayer

Article : P. du Chélas

Tel un pharmakon, le Roundup a produit à grande échelle des mauvaises herbes résistantes au glyphosate


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