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Microprocesseurs : Pénurie et réalité économique

La pénurie de microprocesseurs met en réalité en péril la production de nos grille-pain, machines à laver, montres connectées, ordinateurs, playstations 5, voitures, sextoys, smartphones, etc…

La raison en est simple : un microprocesseur est un processeur miniaturisé qui calcule tout.

Et donc qui contrôle tout pour le bonheur des GAFAM.

Le fameux Covid, pour lequel le Pangolin est innocent, a pointé du doigt notre dépendance électronique vis à vis de l’Asie.

La vie quotidienne durant le Covid nécessita pour beaucoup le besoin de s’équiper en matériel informatique High Tech.

Mais le Covid entraîna aussi la mise à l’arrêt de l’économie.

Marché économique

La hausse des achats enclencha ainsi une pénurie de microprocesseurs dans les ateliers de fondages Asiatiques.

D’une part, les cadences de fabrication de microprocesseurs ne suffisait pas en Asie et d’autre part les approvisionnements étaient insuffisants pour les usines européennes.

Surtout en raison de la paralysie des voies commerciales avec le Covid.

Une voiture moderne contient 1000 euros de microprocesseurs pour fonctionner.

Avec la pénurie de microprocesseurs, les chaînes de fabrication de véhicules se retrouvaient donc à l’arrêt.

C’est ainsi que commença la guerre des microprocesseurs.

La loi américaine  » Chips and Science Act  » (2022) est la réponse du président américain Joe Biden au  » Chips Act  » de la Commission européenne.

En effet, en matière de politique industrielle la garantie des ressources est primordiale.

C’est pour cela qu’un matin, l’occident s’est réveillée en constatant les effets des délocalisations en Asie.

Il n’en fallait pas plus à Mde Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne pour établir un plan de guerre (économique) pour les microprocesseurs.

Pour comprendre sa réaction, il faut se placer dans le domaine de la reconquête de la souveraineté économique.

Par contre, pour comprendre la réaction du président américain Joe Biden, il faut regarder sous l’angle d’un conflit.

Conflit avec la Chine bien sûr mais aussi avec l’Europe.

Au États-Unis, c’est le principe du leadership qui gouverne depuis 200 ans.

Mais pas au sens de la mauvaise traduction en français du terme.

Le leadership américain signifie éliminer tous ses concurrents des marchés économiques que l’on veut conquérir.

De ce fait l’industrie des microprocesseurs devient un champ de bataille qui évite celui des grandes manœuvres militaires.

Stratégie économique

A partir d’une pénurie d’ordre économique sur un marché de l’offre et de la demande, la guerre des microprocesseurs redessine la géopolitique mondiale.

Il est vrai que la course à la puissance des puces est un enjeu primordial pour les applications militaires.

Et donc un enjeu de puissance mondiale.

Le président chinois l’a bien compris avec ses difficultés en matière de recherches et de développement de microprocesseurs les plus performants.

Il cherche aussi à gagner de l’indépendance sur la production.

Pour les téléphones portables tous les processeurs d’applications se fabriquent avec des cœurs de calcul RISC et une technologie sous licence ARM.

Par contre tous les ingénieurs concevant les meilleurs processeurs se trouvent en général en Californie ou en Israël.

Initialement, le problème a pour origine le désengagement des pays européens d’une stratégie globale pour les nouvelles technologies.

Fabrication et innovation

Aujourd’hui en matière de fabrication de microprocesseurs l’enjeu est la finesse de gravure.

Et aussi l’infiniment petit.

La société ASML est d’ailleurs orfèvre en la matière.

En 1990, l’Europe produisait 44 % des microprocesseurs mondiaux contre 9 % en 2020.

De même, les États-Unis produisaient 37 % de la production mondiale en 1990 contre 12 % en 2020.

De leurs côtés, TSMC investit 25 milliards $ pour fabriquer des puces de 5 nm et Samsung Electronics engage 20 milliards $ pour fabriquer des puces gravées à 3 nm.

TSMC fabrique environ 92 % des puces les plus performantes au niveau mondial.

Ces futurs microprocesseurs  rétrogradent ainsi ceux de 28 à 350 nm à des équipements comme les machines industrielles et les véhicules.

Par contre, les brevets et les machines ne peuvent rien sans les matières premières indispensables :

  • du gaz néon provenant de l’industrie métallurgique
  • le palladium
  • le Hexafluorobutadiène (C4F6) comme agent de gravure en microélectronique

TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Co) réalise un chiffre d’affaires de 36 milliards $ (50 % du marché mondial)

De son côté, Intel domine le marché avec 65 milliards $ de chiffre d’affaires.

Avenir du marché

Le marché des microprocesseurs pour serveurs après la pénurie va connaître encore de multiples innovations en raison de sa réalité économique.

De nouveaux besoins émergent déjà pour les serveurs avec le haut débit mobile (5G) et l’intelligence artificielle.

Ce marché des serveurs pour le Cloud notamment devrait atteindre 17,89 milliards de dollars en 2026.

Les microprocesseurs de serveur sont au cœur de la guerre économique de l’infranet mondial.

Les ventes de microprocesseurs (CPU) pour tous les types d’ordinateurs, les serveurs  les tablettes et autres suivent l’augmentation de l’utilisation d’Internet.

Les ventes de smartphones vont poursuivre leurs progressions avec la 5G de même que tous les microprocesseurs pour les systèmes embarqués.

Le marché global des microprocesseurs a atteint les 103,7 milliards de dollars en 2021.

Les prévisions pour 2025 avancent le chiffre de 127,8 milliards de dollars.

L’informatique et son industrie sont encore en mutation.

Ils s’éloignent du modèle économique basé sur l’architecture x86 de la puce 8088 de Intel (1978) et des systèmes d’exploitation de Microsoft.

Article : P. du Chélas


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